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BIO (dégradable)

1945, une naissance « pur beurre » : Ouessant d’un côté, Paimpol de l’autre, on peut trouver plus mal. Des parents bretons donc, mais très tôt immigrés dans la Cité des ducs, plus exactement à Chantenay, un quartier populaire pas encore « Bobo ».

Prime enfance rue Bougainville où ça fleure bon la tôle rouillée, à cause du port et surtout des chantiers navals, Dubigeon notamment, juste en face. Le père monte en grade dans la marine marchande, rayon pétrole, où il finira commandant, tandis que la maman, ex-ouvrière (d’usine !) à la raffinerie Beghin-Say de Chantenay, s’embourgeoise à la Contrie-Durantière.

Etudes secondaires au collège de Chantenay puis au lycée Jules Verne. Viré pour attitude provocatrice, il intègre le lycée Clémenceau où il se passionne pour la littérature et la philosophie sous la conduite de son maître Michel Verret. Un bac philo obtenu sans trop de brio et plutôt en trainassant. Une année d’études universitaires en droit, passée surtout à jouer au poker dans un café du centre ville.

« Fuite » en Algérie, maître auxiliaire à Timimun, au fin fond du Sahara, pour échapper à une atmosphère familiale pesante. Retour en France en mai 68 ! Après son mariage d’où naîtra sa fille, il milite à l’extrême gauche, principalement dans le monde paysan, bousillant ses amortisseurs à porter la sono de la manif du Larzac d’août 73.

Il réintègre la « sainte » Education – encore Nationale à l’époque – par la petite porte : instituteur remplaçant. Puis gravit les échelons et reprend des études supérieures en histoire et géographie, qui le mènent après concours au grade d’agrégé. Il était temps. Parallèlement, il « convole » une seconde fois et un fils naît de cette nouvelle union (ultime, espérons-le !).

En 2001, il part en Nouvelle-Calédonie rejoindre un poste sur la côte Est, au collège de Hienghène, à cinq heures de voiture de Nouméa. C’est là qu’il rencontre un monde nouveau : celui que lui offre le peuple Kanak dans sa recherche d’émancipation.

A la retraite début 2007, il s’installe à Nouméa puis à Koné l’année suivante où il vit depuis. Du port de Nantes au désert saharien puis à la brousse calédonienne, le principal c’est d’aller voir ailleurs.

 

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